Cela fait maintenant tout juste un an que Caramel et Cachou vivent chez nous. Ils ne se supportent toujours pas mais Caramel m'adore. Tous les soirs, il gambade dans le séjour et veut
systématiquement jouer avec moi. Cela m'agace prodigieusement. Il fait autour de moi des cercles concentriques, il attrappe ma queue, me suit partout, boit l'eau de mon écuelle et creuse ma
litière. Exaspéré, je finis toujours par lui mordre les oreilles. Au bout d'un moment, il se calme et vient se coucher sur le canapé à la gauche d'Annie et moi, je m'installe à sa
droite car je suis plus important. Elle nous parle et nous caresse et nous restons là, en somnolant pendant longtemps.
Cachou, lui, se promène dans le salon où il a ses habitudes. La première, jouer à Mithridate. Tous les soirs , on grignote un minuscule morçeau de chaque plante toxique (cahoutchouc,
potos, bégonia...). Il fait des cabrioles sur le fauteuil, escalade les gens qui s'assoient près de lui et fait toujours kron-kron.
Il y a quatre mois, comme je buvais beaucoup : j'ai dû voir le vétérinaire qui m'a donné des piqûres d'insuline car j'ai du diabète. Après mes piqûres, j'ai droit à de gros câlins et à une
séance de boîte rouge (voir mes goûts).
Il y a peu, échappant à la vigilance des humains de la maison, Caramel a grignoté les fils électriques, rajoutant des effets spéciaux au spectacle de David Copperfield qui passait à la
télévision. L'expérience ne paie pas, il rêve de recommencer. Alors, lorsqu'il veut réitérer, je préviens Annie en courant.
Ces lapins sont assez difficiles: Annie avait ramené des poires sauvages d'Auvergne mais Cachou n'en a pas voulu: il n'aime que les Williams. Caramel, lui, déteste les carottes. Quand on lui
en donne une, il la jette en l'air, le plus souvent à la tête de celui qui la lui a offerte.
Par Zénon
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Le combat sans pitié de Caramel et d'une branche de fenouil.
Le chien se dit:
"L'Homme me nourrit,Il est mon dieu."
Le chat se dit:
"L'Homme me nourrit, donc je suis son dieu."
Par Zénon
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Des sites présentant des contes mettant en valeur mes semblables:
passionchats.free
où on trouve:
Le chat botté
Le moulin du chat
Le chat qui allait son chemein tout seul
Le chat qui voulait aller au ciel
Le petit chat désobeissant
Les neufs vies du chat
Un ami pour le chat
Le chat, le coq et le renarde
Le mariage du chat et de la renarde
Les chats
Un chat reste un chat
L'or du chat
Les cahts sorciers
Le chat hypocrite
Le chat de Dick Baker
http://culturechat.free.fr/alire/contes/contes.htm
Selon le vendeur de l'animalerie, ils ne pouvaient manger que des granulés industriels vendus par ses soins (8 euros le petit pot). Il s'avère que Cachou et caramel ont des goûts beaucoup plus
naturels. Ils mangent:
-Des graines (blé, maïs, avoine, dari, orge, pois cassés, tournesol...).
-Des plantes aromatiques (thym, romarin, fenouil, lavande). L'avantage, c'est qu'après ils sentent bons et leur cage embaument ce qui n'est pas négligeable étant donné le parfum naturel des
lapins.
-De l'herbe et des branches ( pissenlit, du foin, acacia (rameaux et feuilles, pas l'écorce), branches de noisetier, de saule.
-des fruits et des légumes ( pommes, poires, céleri, endives, carottes, radis(fanes)).
Une encyclopédie du chat très bien achalandée:
http://www.chats.free.fr/
Par Zénon
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Merci à Sophie pour ces jolies paroles du groupe Téléphone.
L e chat
1982 "Dure Limite"
A pas de velours
Il vole l'amour
C'est un chat
Il aime les lumières
De la nuit
Il avance en dansant
Souplement, doucement
Il va ou il veut
S'en va comme il peut
A minuit il te suit
Ce qui luit est à lui
Place Pigalle
Ou autour de l'Etoile
Pas de petits passages
Pour cet enfant pas sage
Et de cheminée en cheminée
Voyou passionné
Etrange animal
au sourire vertical
Il ne sait pas quand il fait mal
A minuit il te suit
A minuit il te fuit
A pas de velours
Il est de retour
Le chat
Ce voleur d'amour
Par Zénon
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Sur un vieux toit en zingue
Y avait des pussy-cats
Qui dansaient comme des dingues
En f'sant du bruit avec leurs pattes
Alertés, les voisingues
s'écriaient ça n'a rien d'bath
y a d'quoi dev'nir sourdingue
On peux plus travailler ses maths
Le matou du marchand d'volailles
Une sardine en bandouillière
Avait enlacé par la taille
La chatte de la cuisinière
Chacun faisait du gringue
A la siamoise de l'épicier
C'était un vrai dancingue
A tout l'monde ils cassaient les pieds
une demi-plombe
Ecoeurés par ce raffut
Les flics s'amènent en trombe
En faisant tourner leurs massues
Et c'est une hécatombe
Les ardoises volent en éclats
On aurait cru des bombes
Mais y avait déjà plus un chat
Réfugiés au fond d'une cave
Les pussy-cats pas dégonflés
Sirotant d'l'alcool de betterave
S'étaient remis à gambiller
Toute la nuit ils dansèrent
En usant des kilos d'savates
Pour leur anniversaire
La java des pussy-cats
Par Zénon
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Je crois qu'il fait toujours beau quelque part lorsqu'il pleut.
Quand il pleut, je veux toujours aller voir derrière chaque fenêtre. Cela exaspère Annie qui, alors que je suis revenu en courant et tout trempé , me dit:
"Mais voyons Babouche, ce n'est pas parce que tu vas sortir par cette nouvelle porte-fenêtre qu'il fera beau! Il pleut partout."
Mais je ne la crois pas. Je me dis qu'au fond, elle n'en sait rien. Je crois que dans la grisaille, même si on ne s'y attend pas, on peut toujours trouver le soleil derrière
une fenêtre: cela s'appelle l'espoir..
Je crois qu'un jour, peut-être, mes maîtres m'aimeront moins, alors je vérifie toujours: je leur demande des choses insensés : d'ouvrir
en grand le robinet du lavabo de la salle de bain, de déplacer le pare-douche de la baignoire pour que je puisse l'atteindre...Puis, je reste là, assis, à regarder l'eau couler sans
boire.
Je demande qu'on m'ouvre un magazine sur le canapé, qu'on le tapote, qu'on l'oriente dans la bonne position... Je me couche dessus cinq secondes et je m'en vais.
Je veux qu'on me rajoute UNE croquette dans mon écuelle pleine à ras bord.
En fait, je réclame plein d'autres choses dont je n'ai pas besoin. Mais quand on accède à mes désirs, ça me rassure : mes maîtres m'aiment toujours autant.
Par Zénon
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